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Roberta Metsola devient présidente du Parlement européen

mercredi, 19 janvier, 2022 - 13:06

Le Parlement européen se dote d'une femme pour sa présidence. A 43 ans, Roberta Metsola est aussi la plus jeune à la tête de cette assemblée, et si ses positions anti-IVG choquent beaucoup, elle s'est engagée à défendre les positions officielles sur le sujet.

Le décès de David Sassoli, président du Parlement européen, le 11 janvier dernier,  a suscité un émoi sincère à travers l’Europe, qui a souligné sa générosité politique : « David a œuvré pour une réflexion européenne qui se veut solidaire », a déclaré Enrico Letta, le président du parti démocrate italien. «Il a rapproché les citoyens des institutions européennes et a toujours œuvré pour que la voix des citoyens soit entendue, en particulier celle des plus faibles », a-t-il rappelé, soulignant que « l’espoir était le mot-clé » de sa présidence au Parlement européen.

Une semaine plus tard, l’eurodéputée conservatrice de Malte, Roberta Metsola, prend se place, dès le premier tour du vote, avec 458 voix sur 705, contre 101 pour la candidate écologiste Alice Kuhnke et 57 voix pour la représentante de la gauche radicale Sera Rego. Elle a bénéficié du soutien des sociaux-démocrates. A 42 ans, elle est membre de la commission parlementaire sur les libertés civiles (LIBE), et a notamment poussé son groupe politique, le Parti populaire européen (centre-droit, PPE), à adopter des positions plus engagées sur la lutte contre les discriminations contre la communauté LGBT, pour l’accueil des demandeurs d’asile et contre la corruption, qui touche Malte, un paradis fiscal.

Parfaite, mais contre l’avortement

Avec elle, le Parlement européen se dote d’une présidence féminine, mais son élection a tout de suite provoqué des questionnements et critiques concernant ses positions contre l’avortement. En effet, Malte bannit toujours l’IVG et, depuis neuf ans, Roberta Metsola a systématiquement voté contre les résolutions qui défendaient l’avortement. En septembre dernier, elle s’est même abstenue sur un texte criminalisant les violences envers les femmes.

Comment peut-on être en faveur des droits LGBT et contre l’avortement? Cette conservatrice « mais pas rétrograde », a été critiquée dès son élection par des eurodéputées comme Sylvie Guillaume : « Impossible de soutenir ce choix ». Ou Manon Aubry, élue de la France Insoumise : « Quel signal terrible, 40 ans après l’élection de Simone Veil [première présidente de l’hémicycle]​, alors que l’IVG est attaquée dans plusieurs pays« . Même son de cloche de la part de Clément Beaune, le secrétaire d’Etat des Affaires européennes : « Je vous le dis très sincèrement, le symbole de son élection me gêne ». Malgré ces critiques, Roberta Metsola s’est engagée à défendre les positions officielles de l’institution y compris sur le droit à l’avortement.

 


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