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Le chômage au plus bas en Europe

mercredi, 2 février, 2022 - 11:22

La baisse du chômage est une bonne nouvelle pour l'Europe, et les chiffres n'ont jamais été aussi encourageants depuis... un quart de siècle. Mais les personnes à la recherche d'un emploi veulent profiter les bénéfices tirés par les entreprises et attendent des augmentations de salaire.

Malgré les incertitudes sur la reprise à cause de la situation sanitaire, l’année 2021 a été bonne pour l’emploi en Europe, avec un taux de chômage dans la zone euro à 7% pour la population active en décembre dernier, en baisse de 0,1 point par rapport à novembre, soit son plus bas niveau depuis avril 1998, selon Eurostat. Au niveau de l’ensemble de l’Union européenne (UE), le chômage est à un plancher historique, à 6,4%, d’après l’office européen des statistiques. Le produit intérieur brut (BIP) de la zone euro a augmenté de 5,2% en 2021. « La zone euro a fini 2021 – l’année après la pire récession depuis la seconde guerre mondiale – avec son plus faible taux de chômage jamais atteint », s’est félicité le commissaire européen à l’économie, Paolo Gentiloni.

Cette réduction du chômage a été poussée par une économie dynamique de la part de la France et de l’Italie. Au total, 13,61 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage dans l’UE en décembre, dont 11,48 millions dans la zone euro. L’amélioration est très nette sur un an. Par rapport à décembre 2020, le nombre de chômeurs a baissé de 2,2 millions de personnes dans l’UE et de 1,83 million dans la zone euro.

Par pays, les taux de chômage les plus bas en décembre ont été enregistrés en République tchèque (2,1 %), en Pologne (2,9 %) et en Allemagne (3,2 %). L’Espagne est confrontée au taux de personnes sans emplois le plus élevé, à 13 %, devant la Grèce (12,7 %) et l’Italie (9 %). En France, ce taux atteint 7,4 %, selon les données harmonisées d’Eurostat.

Inquiétudes sur les pénuries de main-d’oeuvre

Ces bon chiffres masquent toutefois une inquiétude grandissante pour les entreprises qui peinent à recruter. Une accélération de la hausse des salaires est attendue par de nombreux salariés qui constatent que les entreprises ont du mal à partager les profits tirés des aides gouvernementales face à la crise du Covid. A ceci s’ajoutent l’instabilité causée par l’inflation, le coût de l’énergie, les problèmes d’approvisionnement et l’opinion publique, qui s’inquiète de plus en plus de la baisse de son pouvoir d’achat.

D’autant plus que 2021 a vu une croissance des profits pour les entreprises du CAC 40 qui a atteint un record de 137 milliards d’euros. En pleine campagne présidentielle, ces montants vertigineux promettent de relancer le débat récurrent sur les mégaprofits des multinationales et leur répartition.


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