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Le climat responsable d’importantes pertes en Europe

dimanche, 6 février, 2022 - 12:07

Les effets du changement climatique ont un impact négatif important pour l'économie et, depuis quarante ans, les dégâts humains et structurels peuvent être désormais calculés. Ces catastrophes touchent directement les européens qui estiment de plus en plus qu'un changement de système économique est souhaitable.

Les effets néfastes du changement climatique ne datent pas seulement ce ces deux dernières décennies. L’Agence européenne de l’environnement estime que les évènements météorologiques extrêmes ont coûté en 40 ans près de 510 milliards d’euros et quelque 142.000 vies. Cette estimation provient des données recueillies auprès des 32 pays de l’AEE concernant les risques naturels et les pertes totales et assurées.

Les événements météorologiques (comme les tempêtes) et les événements hydrologiques (comme les inondations) ont causé chacun entre 34 % et 44 % des pertes totales. Les événements climatologiques (canicules, vagues de froid, sécheresses et feux de forêts), eux, ont compté pour 22 % des dommages financiers. Pourtant, seulement un quart des biens endommagés est assuré, ce qui illustre le coût humain et matériel de ces catastrophes.

L’Allemagne et la France très concernées

L’Allemagne est le pays européen le plus touché, et les inondations qui ont eu lieu l’année dernière illustrent le problème, sûrement lié à un aménagement du Rhin qui a vu disparaître de nombreuses zones humides permettant d’absorber les crues. Le montant des dommages s’élèverait à 105.500 millions d’euros. La France suit, avec près de 99.000 millions d’euros de pertes depuis 1980. Vient ensuite l’Italie, avec 90.000 millions. 3% des catastrophes recensées sont responsables d’environ 60% du coût financier pour la période 1980-2020. Parmi elles, les tempêtes de 1999, qui ont coûté à la France 7 milliards d’euros.

En Europe, les modèles climatiques prévoient des événements plus fréquents et plus graves, que ce soit des tempêtes, des inondations, des glissements de terrain humides, des sécheresses ou des feux de forêt. Mais si le continent parvient à limiter la hausse des températures de 1,5°C au lieu de 3°C, les pertes liées à la sécheresse, de 20 milliards d’euros par an d’ici la fin de ce siècle, pourraient être évitées. Les dommages causés par les inondations fluviales pourraient être réduits de moitié, à environ 24 milliards d’euros par an, et les pertes économiques dues aux inondations côtières pourraient être abaissées de plus de 100 milliards d’euros par an d’ici 2100. 

Selon un récent sondage, le dérèglement climatique est un enjeu capital pour 94% des Français interrogés. Pour 47% d’entre eux, il est même prioritaire. Un enjeu pourtant peu présent dans les débats qui annoncent la campagne présidentielle.


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