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l’Union européenne répond à Poutine

mercredi, 23 février, 2022 - 14:28

De la désescalade aux sanctions en moins de 24 heures. Les tentatives diplomatiques de l'Europe ont monopolisé les dernières semaines mais, face aux déclarations de Poutine, le temps des sanctions et est désormais arrivé.

Les tentatives de médiation d’Emmanuel Macron et des européens n’y ont rien fait. En reconnaissant l’indépendance des deux zones séparatistes d’Ukraine par Vladimir Poutine, Moscou a ouvert le front des sanctions, maintes fois brandies par les occidentaux. En Europe, à l’issue d’une réunion des 27 ministres des Affaires étrangères à Paris, un accord a été trouvé à l’unanimité. Il concerne tout d’abord les 351 députés russes de la Douma, qui ont voté l’indépendance des deux territoires. Des banques seraient visées, en accord avec les Etats-Unis. De son côté, le chancelier allemand, Olaf Scholz, a annoncé l’arrêt du gazoduc Nord Stream 2, clé de voûte des pressions de la Russie sur le gaz livré à l’Europe. Si l’Ukraine espérait cette décision, craignant de perdre les revenus qu’elle tire du transit du gaz russe, l’addition sera colossale pour l’Allemagne qui a importé en 2020 56,3 milliards de M3 de gaz russe, soit 55% de ses besoins.

A Londres, Boris Johnson rejoint les décisions annoncées par le président américain Joe Biden : les sanctions seront surtout économiques, notamment les entreprises russes qui soutiennent l’effort de guerre aux frontières de l’Ukraine. Trois milliardaires russes, proches de Poutine, sont aussi touchés : Guennadi Timtchenko, déjà sanctionné par les Etats-Unis, Boris Rotenberg, dont le frère Arkadi est déjà sanctionné, et son neveu Igor Rotenberg. Enfin, cinq banques russes sont concernées, dont RossÏia et Promsviazbank.

Les Etats-Unis, le Japon et d’autres pays interviennent

Joe Biden a préparé de longue date les sanctions contre la Russie, son administration étant persuadée que les conflits mineurs à la frontière ukrainienne ne sont que le début d’une intervention beaucoup plus massive. Une « première tranche » de sanctions cherche à couper la Russie des financements occidentaux, visant les « lites russes » ainsi que les institutions financières. « Nous coupons le gouvernement risse du financement occidental » a déclaré le président américain. Les Etats-Unis se sont aussi assurés du soutien d’autres pays à travers le monde, dont le Japon et l’Australie.

Ces sanctions sont néanmoins à double tranchant et les Bourses asiatiques et occidentales chutent. De plus, l’Europe s’attend à une arrivée de réfugiés et d’importants mouvements de population. La Commission européenne estime qu’entre 20.000 et 1 million de réfugiés pourraient tenter de rejoindre l’UE. Sont particulièrement concernés la Pologne, l’Allemagne, l’Italie et la France.


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