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L’inflation fragilise les Bourses à travers le monde

mercredi, 9 mars, 2022 - 14:20

Selon le Fonds monétaire international (FMI), une prolongation du conflit en Ukraine aurait des conséquences économiques "dévastatrices" au niveau mondial. L'embargo du pétrole russe a déjà fait perdre le rebond économique réalisé depuis un an, avec la sortie progressive de la crise du Covid.

Le Président américain Joe Biden a annoncé hier la suspension des importations de pétrole et de gaz russes, une mesure prise « en coordination étroite » avec l’Europe. Le Royaume-Uni a suivi en promettant de cesser ses achats de produits pétroliers russes d’ici la fin de l’année. Ce tournant des pressions contre la Russie relance la crainte d’une inflation qui aggraverait le ralentissement de l’économie mondiale. A peine sorti de la crise Covid, c’est le même scénario qui se répète à travers le monde, la spirale des dépenses publiques – inflation, aides de l’Etat, hausse du prix de l’énergie – oblige notamment le gouvernement français à dépenser quelque 22 milliards d’euros pour soutenir le pouvoir d’achat. Les banques centrales commencent à remonter leur taux pour éviter une surchauffe de l’économie.

Cette semaine a vu un effondrement des marchés : la bourse de Frankfort a perdu 4,10%, Paris 4,04%, Milan 5,28% tandis que Londres lâchait 2,42%. A Tokyo, la chute a été de 2,94%, son plus bas niveau depuis 2020, celle de Shanghai à -2,17% et Hong Kong encore plus : -3,87%. Les valeurs refuges sont prises d’assaut avec l’or qui a brièvement dépassé les 2000 dollars l’once. Le dollar gagnait 0,66% face à l’euro. « À moins d’une fin des hostilités, il n’y a pas grand-chose à l’horizon pour ralentir » la montée des cours du pétrole, selon une note de la National Australia Bank publiée lundi.

Un début de semaine noir

A Paris, ce lundi, vers 09H35, Alstom, qui détient une participation de 20% dans le constructeur ferroviaire Transmashholding, chutait de 12,45%, Société Générale, présent via sa filiale Rosbank, reculait de 10,41% pour ralentir sa chute à -7,45% à 11 heures. La banque a indiqué quelques jours plus tôt pouvoir absorber les pertes de ces actifs en Russie. Crédit Agricole perdait 5,86%. Les constructeurs automobiles Renault (-7,83%) et Stellantis (-10,05%) qui exploitent des usines en Russie étaient également pénalisés. Veolia perdait plus de 7%. Les prix des métaux continuaient aussi de monter : l’aluminium a dépassé pour la première fois la barre des 4.000 dollars la tonne et le cuivre a atteint un nouveau plus haut historique à 10.845 dollars la tonne. En Russie, la Bourse a été fermée pendant deux jours.

La crise énergétique provoqué par la guerre en Ukraine fragilise les pays européens, surtout en vue de l’hiver prochain. Pour l’instant, le pétrole russe n’est pas directement sanctionné, mais il ne trouve déjà quasiment plus preneur. Bien que la Chine pourrait venir à l’aide de Vladimir Poutine et profiter de son isolement de la scène internationale.


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