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L’UE et l’ONU condamnent le meurtre de Shireen Abu Akleh

samedi, 14 mai, 2022 - 11:39

Le tollé est international. Une enquête "indépendante" est réclamée par l'Europe et les institutions onusiennes, mais ce décès s'annonce comme un symbole de la politique d'Israël à l'encontre des Palestiniens. La tension est telle dans les territoires occupés qu'une nouvelle "intifada" est à redouter.

C’était une icône du journalisme et les images ont choqué une grande partie des médias du monde entier. Tuée d’une balle dans la tête dans la Cisjordanie occupée par Israël, Shira Abu Akleh est la septième journaliste tuée dans les territoires occupés depuis 2018, selon Reporters sans frontières (RSF). Le décès a été suivi de troubles de la part de la police israélienne lors de la veillée du corps, mais ce sont les funérailles, ce vendredi, à Jérusalem, qui ont été dénoncées. Les forces israéliennes ont fait irruption dans l’enceinte de l’établissement français Saint-Joseph, à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville. Les policiers s’en sont pris à la foule et le cercueil a failli tomber, trentre-trois personnes ont été blessées lors des funérailles, et six personnes ont été arrêtées.

« De brutales forces spéciales israéliennes attaquent le cortège funèbre de Shireen Abu Akleh sortant de l’hôpital Saint-Joseph », a dénoncé sur Twitter Hanane Achraoui, une figure historique de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). « L’inhumanité d’Israël s’affiche en grand », a-t-elle également affirmé.

L’ONU intervent

Le Conseil de sécurité de l’ONU a « fermement condamné le meurtre le 11 mai de la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh et la blessure d’un autre journaliste dans la ville cisjordanienne de Jénine », dans une déclaration unanime adoptée ce vendredi 13 mai, selon des diplomates. Initiée par les Etats-Unis, cette très rare position unanime du Conseil de sécurité sur un sujet concernant Israël réclame aussi « une enquête immédiate, approfondie, transparente et impartiale » sur ce meurtre. La chaîne Al Jezeera, qui a longuement couvert l’événement, précise que meurtre pourrait être considéré comme un « crime de guerre ».

L’Union européenne, souvent prudente quand il s’agit des tensions en Israël, a aussi condamné « l’usage disproportionné de la force et le comportement irrespectueux de la police israélienne à l’encontre des participants au cortège funèbre », selon son chef de la diplomatie, Josep Borrell. « Consternée par la violence dans l’enceinte de l’hôpital Saint-Joseph et par le niveau de force inutile exercée par la police israélienne tout au long du cortège funèbre », avait tweeté, un peu plus tôt, la délégation de l’UE auprès des Palestiniens, selon qui ce « comportement aussi disproportionné ne fait qu’alimenter les tensions ».

La représentation française à Jérusalem a quant à elle tweeté : « Consternation face aux violences policières lors des funérailles de Shireen Abu Akleh à l’hôpital St Joseph, établissement sous protection française. De tels scènes sont profondément choquantes ».  « Consternée par la violence dans l’enceinte de l’hôpital Saint-Joseph et par le niveau de force inutile exercée par la police israélienne tout au long du cortège funèbre », avait tweeté, un peu plus tôt, la délégation de l’UE auprès des Palestiniens, selon qui ce « comportement aussi disproportionné ne fait qu’alimenter les tensions ». En effet, ces heurts suivant le meurtre de la journaliste pourraient malheureusement entraîner des violences supplémentaires et même une « nouvelle intifada ».


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