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L’engagement du G7 sur les énergies fossiles peut-il tenir?

samedi, 4 juin, 2022 - 10:23

Le monde a besoin de pétrole, de gaz et de charbon et les pays du G7 font la promesse de se désengager du charbon d'ici 2035. Mais les mêmes pays riches ne parviennent toujours pas à recycler leurs déchets, qui devraient atteindre des niveaux critiques d'ici quelques décennies.

La guerre en Ukraine met sous pression les engagements vers une diversification énergétique et l’arrêt progressif de l’exploitation des énergies fossiles. C’est pourtant la promesse du G7 qui s’est récemment engagé à décarbonater la majorité de son secteur électrique « d’ici à 2035 » ainsi que de mettre fin aux financement international des projets liés à ces énergies dès cette année. Pour atteindre cet objectif, les pays s’engagent «à soutenir l’accélération de la sortie mondiale du charbon» et à «développer rapidement les technologies et les politiques nécessaires à la transition vers une énergie propre», dans une déclaration publiée à l’issue d’une réunion des ministres du Climat et de l’Energie à Berlin. Cet engagement a finalement bénéficié du soutien du Japon, qui refusait de s’engager face aux demandes des Etats-Unis, du Canada, de la France, de l’Italie, du Royaume-Ui et de l’Allemagne.

La question épineuse des banques et des fonds souverains, qui alimentent les projets concernant les énergies fossiles a été soulevée. «Récompenser un comportement nuisible au climat par des subventions […], c’est absurde, et cette absurdité doit être éliminée», a rajouté Robert Habeck, le ministre allemand de l’Economie et du Climat. Selon l’ONG Oil Change International, entre 2018 et 2020, les seuls pays du G20 ont financé de tels projets à hauteur de 188 milliards de dollars (175,36 milliards d’euros), principalement via des banques multilatérales de développement.

Des voeux pieux?

Un exemple de ce double discours peut être trouvé chez TotalEnergies, dont l’assemblée générale (AG) a eu lieu le 25 mai dernier, et qui a été perturbée par des militants écologistes.  Car TotalEnergies tient à sa stratégie d’expansion dans les énergies fossiles.

Un autre exemple bien d’une étude de l’OCDE sur les perspectives mondiales, notamment sur la progression de plastiques et la prolifération de déchets. Si rien n’est fait, dans un peu moins de 40 ans, plus de 1000 millions de tonnes de déchets seront stockés au fond des rivières, lacs et océans. La production de plastiques et la prolifération des déchets qu’elle entraîne prennent des proportions démesurées. Après avoir doublé lors de la décennie passée, celle-ci devrait quasiment tripler d’ici 2060. Si la production de plastique devrait être multipliée par 6,5 en Afrique subsaharienne et par 5,5 en Inde, elle doublera dans les pays riches, qui sont les plus grands pollueurs. Dans les pays développés, la production de déchets atteindra 238kg par personne et par an, soit quatre fois plus que partout ailleurs en moyenne (77kg).


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