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L’UE approuve le vaccin contre la variole du singe

lundi, 25 juillet, 2022 - 14:36

Dans un contexte de forte mobilisation de la communauté gay afin d'avoir accès au vaccin, les pays européens espèrent rattraper leur retard sur le sujet, alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché son plus haut niveau d'alerte.

Dans les pays occidentaux, la colère se propage face au manque de vaccins pour protéger la communauté gay, la plus touchée face à cette épidémie. Depuis plus d’un mois, le nombre de personnes contaminées ne cesse de progresser et la peur de contracter cette maladie rappelle les premières années de la lutte contre le sida. Parce que la variole du singe concerne surtout des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, relativement jeunes, les autorités sanitaires expliquent leur retard par la peur de stigmatisation. Mais les associations LGBT et de lutte contre le sida refusent cet argument en répondant que c’est précisément le manque de vaccins disponibles et de transparence qui stigmatise les homosexuels.

Samedi dernier, l’OMS a lancé une nouvelle alerte sur l’épidémie et c’est seulement la septième fois de son histoire qu’une telle alerte était initiée. 16.000 cas ont été déclarés, dont une majorité sur le continent européen. C’est pourquoi la Commission européenne a approuvé l’extension du vaccin du groupe pharmaceutique danois Bavarian Nordic. Bruxelles suit donc l’avis de l’Agence européenne du médicament (AEM), qui a donné son accord au vaccin Imvanex, déjà autorisé depuis 2013 dans l’Union européenne contre la variole humaine. En France, la Haute Autorité de santé s’est prononcée lundi pour le remboursement par l’Assurance-maladie des tests, notamment PCR, de détection du virus de la variole du singe, précisant qu’ils ne doivent intervenir qu’« en cas de doute persistant après examen clinique ».

Un mouvement de contestation international 

Partout, la communauté LGBT critique le retard de la campagne de vaccination, et considère que ce retard est le résultat d’une approche homophobe. Sur les réseaux sociaux, la colère est grande après les témoignages des personnes touchées, qui ont raconté la douleur et la frayeur que provoque ce nouveau virus. A New York, une manifestation d’une centaine de personnes a eu lieu devant le palais de justice de Manhattan, à l’appel de l’association ACT UP. Au 19 juillet, à New York, 639 cas confirmés de variole du singe, touchant à 97,7 % des hommes – une seule femme était contaminée. Les malades sont à 52,4 % LGBT, 1,4 % hétérosexuels et 46,2 % à l’orientation sexuelle encore non précisée.

Le site internet de la ville de New York avertit : « Si vous êtes un homme ayant des rapports sexuels avec des hommes et que vous avez des partenaires sexuels multiples ou anonymes, votre probabilité d’exposition est élevée ». Le nombre de cas recensés à New York a progressé de 200 en trois jours, pour atteindre 839, vendredi, sur un total de 2 891 dans tout le pays. « Manhattan est l’épicentre de l’épidémie, mais la ville n’a pas eu sa juste part de vaccins. Nous avons eu 30 % des infections, mais seulement 10 % des doses », déplore Jason Cianciotto, vice-président de l’association de lutte contre le sida GMHC.


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