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L’Ecosse s’engage contre la précarité menstruelle

jeudi, 18 août, 2022 - 12:52

Le gouvernement écossais est le premier au monde à offrir les produits menstruels (tampons, serviettes périodiques, etc.) à travers les collectivités locales et les établissements scolaires. Une avancée en termes d'égalité et de dignité.

Le texte de loi avait été voté l’année dernière par les députés de la nation britannique, notamment les indépendantistes au pouvoir. L’initiative avait été portée par un groupe de lycéennes, « Lady Business ». Les jeunes filles avaient rempli de produits hygiéniques les distributeurs des toilettes dans leur école du centre de l’Écosse, avant de lancer une campagne, s’exprimant dans d’autres établissements et organisant un rassemblement devant le Parlement écossais. En effet, plus de la moitié des adolescentes (52 %) ont manqué l’école en raison de leurs règles, selon une enquête de mai 2019 menée auprès de 1000 adolescentes au Royaume-Uni.

« Aujourd’hui, la loi de 2021 sur les produits périodiques (fournitures gratuites) entre en vigueur. Cela signifie que les autorités locales et les prestataires d’enseignement ont l’obligation légale de mettre des produits menstruels gratuits à la disposition de toute personne qui en a besoin », écrit le gouvernement sur son compte Twitter. Mesure d’autant plus urgente que la hausse du coût de la vie est au centre des inquiétudes populaires : « C’est encore plus important à un moment où les gens sont amenés à faire des choix difficiles en raison de la crise du coût de la vie », a précisé Shona Robison, ministre à la Justice sociale, alors que l’inflation approche les 10 % au Royaume-Uni.

Un exemple suivi par la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud

Pour le gouvernement écossais, « Fournir un accès à des protections hygiéniques gratuites est fondamental en termes d’égalité et de dignité ». L’initiative a depuis convaincu la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud. En France, Selon Règles élémentaires, première association française de lutte contre la précarité menstruelle citée par Le Parisien, « on estime à 2 millions le nombre de femmes, en France, victimes de ce manque de produits d’hygiène intime ». Ces derniers ne sont reconnus comme des produits de première nécessité que depuis 2016.

Mais les protections hygiénique sont proposées gratuitement aux étudiantes et plusieurs associations militent pour que la gratuité soit appliquée à l’ensemble des femmes. Quelques municipalités comme Nantes ont anticipé la demande où la mairie a installé trente distributeurs de protections périodiques en libre accès, d’une capacité de 300 produits chacune et installées dans des lieux publics disséminés dans les différents quartiers de la ville.


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