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1000 projets pour une révolution écologique européenne

mardi, 13 juillet, 2021 - 10:37

Le plan de relance européen et les plans nationaux vont permettre de mobiliser 1000 milliards d’euros d’ici à 2027 pour financer la révolution verte sur le vieux continent. Quelques exemples de ces projets qui concernent l’énergie, les transports ou la rénovation urbaine.

Le plan de relance européen prévoit près de 300 milliards d’euros d’investissements en faveur de la lutte contre le réchauffement.

Ajoutés aux crédits du plan financier pluri-annuel de l’UE, ce sont quelques 700 milliards en provenance de l’Union qui seront consacrés, d’ici à 2027, à la transition écologique et plus de 1000 milliards si l’on tient compte des différentes mesures de relances financées au niveau national.

Ces financements sont appelés à s’investir dans des projets concrets que le cabinet d’audit international EY (anciennement Ernst & Young) s’est efforcé d’identifier.

1000 premiers projets pour 200 milliards d’euros

La neutralité écologique de l’Europe à l’horizon 2050 est l’objectif fixé par le « pacte vert » européen » lancé en décembre dernier.

S’il n’y a pas de liste officielle des projets qui permettront d’atteindre cet objectif, le cabinet d’audit EY en a identifié un millier qui démarreront avant deux ans et sont susceptibles de bénéficier d’un financement européen dans le cadre des plans nationaux de relèvement et de résilience.

1000 projets d’une valeur globale de 200 milliards d’euros qui devraient générer la création de plus de 2 millions d’emplois à temps plein.

Mais EY estime que, dans les prochaines années, 1000 milliards d’euros d’investissements seront canalisés sur des projets verts avec 12 millions de nouveaux emplois à la clé.

15% des projets sont français…

Les 27 pays de l’UE sont tous concernés par ce vaste chantier. En nombre de projets, la France vient en tête avec 149 projets, suivie de l’Italie (95), de l’Espagne (79) et de l’Allemagne (73). Cela dit, par habitant, Suède, Slovaquie et Croatie sont les pays en pointe.

EY distingue cinq  secteurs : les transports pour 87 milliards d’investissement, l’énergie pour 75 milliards, les bâtiments pour 13 milliards, le secteur industriel pour 19 milliards et l’utilisation des terres pour 5 milliards.

En tout, les projets identifiés devraient, sur leur durée de vie, permettre de réduire les émissions de CO2 de 2,4 milliards de tonnes, soit plus de la moitié des émissions mesurées en 2018.

… de la mobilité augmentée à la production d’hydrogène « vert »

Pour ce qui est de la France, tous les secteurs sont concernés. Citons seulement dans les transports le programme « Espace de Mobilité Augmentée » de la SNCF qui consiste à faire des gares des pôles de mobilité permettant de connecter le train avec des transports relais (bus, tram, trottinettes, scooters, vélos…). Un investissement de 50 millions.

Plus conséquent, le projet H2V à Port Jérôme, en Normandie, où, sous la houlette d’Air Liquide 250 millions vont être investis dans la production de 28.000 tonnes par an d’hydrogène « vert », c’est-à-dire produit à partir d’électricité renouvelable stockée grâce à de nouvelles technologies.

Dans ce domaine, d’énormes projets se préparent en Europe, comme celui de Sines au Portugal où 3 milliards d’euros vont être investis.

Acier décarboné en Suède…

L’hydrogène apparait comme un incontournable de la transition écologique. Un exemple : l’Hybrit Development Project en Suède où un consortium de sidérurgiste va consacrer 1,7 milliards d’euros à produire de l’acier décarboné à partir d’hydrogène utilisé comme agent de transformation du minerai de fer.

Actuellement la sidérurgie produit 7% des émissions de gaz à effet de serre en Suède. Et l’hydrogène, bien sûr, va être utilisé dans le domaine du transport propre, parallèlement aux batteries au lithium dont une méga-usine se construit à Wroclaw, en Pologne.

… bus électriques et espaces verts à Milan

En ce qui concerne l’Italie, qui va bénéficier de 75 milliards d’euros de fonds européens pour l’environnement, les projets pullulent. Dont deux très conséquents – plus d’un milliard d’euros chacun – se situent à Milan.

Le premier, c’est l’électrification, à l’horizon 2030, des 1200 bus de la métropole dont une première tranche de 250 bus sera fournie par le constructeur polonais Solaris.

Le second, c’est le projet « ForestaMi » consistant à doubler la superficie des espaces verts de Milan en plantant 3 millions d’arbres qui permettront d’absorber 5 millions de tonnes de Co2 par an ! Un projet comparable mais plus réduit est en préparation à Paris (notre photo: future esplanade de l’Hôtel de ville).

D’autres métropoles européennes s’engagent, elles, dans la rénovation des bâtiments, à l’instar de Bruxelles où plus du tiers des logements sont très énergivores et sont responsables de plus de la moitié des émissions.

Enfin pour ne citer que quelques autres méga projets, évoquons la ligne de métro entre Copenhague (Danemark) et Malmö (Suède) pour 4 milliards d’euros, la reconversion en éolien et solaire du complexe à charbon de Teruel (Espagne) pour 1,4 milliards, la construction de la ligne 4 du métro d’Athènes (Grèce) pour 1,8 milliard, une méga ferme d’éoliennes offshore au large de l’Irlande pour 2 milliards ou encore l’interconnexion électrique EuroAsie entre Grèce, Chypre et Israël pour 2,5 milliards…


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