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Le réchauffement planétaire est accentué par le tourisme

mardi, 8 mai, 2018 - 16:24

La croissance continue du tourisme européen laisse présager une aggravation de son impact environnemental.

Une équipe de chercheurs australiens, chinois et indonésiens vient de publier une étude selon laquelle « l’empreinte carbone » du tourisme mondial serait beaucoup plus importante que préalablement prévue. Selon leurs calculs, cette activité serait responsable d’environ 8% des émissions de gaz à effet de serre, un pourcentage trois fois supérieur aux évaluations antérieures, qui se situaient dans une fourchette de 2,5% à 3%. A titre de comparaison, le transport maritime représente 3% des émissions mondiales de CO2.

Le tourisme international a progressé de 7% en 2017 et l’Organisation Mondiale du Tourisme prévoit pour 2018 une nouvelle hausse de 4% à 5%. Les voyages internationaux sont bien sûr déterminants dans cette progression mais ce sont surtout les trajets et les séjours intérieurs qui sont la source de la plus grande partie des rejets carbonés. Les Américains sont à eux seuls à l’origine d’environ un quart des « émissions touristiques ». Ils sont suivis par les Chinois dont les classes moyennes voyagent de plus en plus.

L’Europe est concernée

Les arrivées de touristes internationaux en Europe ont atteint 671 millions en 2017, une progression de 8% après une année 2016 relativement plus terne. L’Europe méridionale et méditerranéenne bénéficie d’un bond de 13%, suivie par l’Europe occidentale (+7%), et l’Europe du Nord et l’Europe centrale et orientale (+5% dans les deux cas).

Dans le Top 10 des pays émetteurs, on trouve ensuite l’Allemagne, l’Inde, le Mexique, le Brésil, le Canada, le Japon, la Russie et le Royaume-Uni. Les Etats insulaires comme la République de Chypre sont particulièrement affectées avec un tourisme qui génère à lui seul de 30 à 80% des émissions nationales de CO2.


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