Magali Berdah, l’influenceuse détruite par le cyber-harcèlement : « A deux pas du suicide »

Edouard Beros

Magali, l'influenceuse détruite par la haine en ligne : "A deux pas du suicide"

La plus grande affaire de cyberharcèlement en France voit 28 personnes reconnues coupables de quasi-harcèlement. Les peines vont de 4 à 18 mois de prison

Une dispute au sujet des « influenceurs voleurs » a encouragé une foule virtuelle de personnes à s’en prendre à un visage bien connu des médias sociaux. Une campagne de haine à laquelle chacun des prévenus « a consciemment choisi de participer », avec des « conséquences réelles » sur la santé mentale de la victime. Ce qui semble être le plus grand cas de cyberharcèlement en France a émergé ces derniers jours. Au centre se trouve l’influenceuse Magali Berdah, une icône sociale du lifestyle et de la mode, qui était, selon ce qu’elle a elle-même déclaré, « à deux doigts de se jeter par la fenêtre » en raison de la haine qu’elle a subie.

L’affaire a abouti devant les tribunaux et a traduit en justice 28 personnes, reconnues coupables de « quasi-harcèlement » et condamnées à des peines allant de 4 à 18 mois de prison, avec sursis dans la moitié des cas.

Lois contre les influenceurs : pourquoi elles n’ont pas de sens ?

Comme le soulignent les avocats de la femme, la sévérité des sanctions est sans précédent dans les délits de cyberintimidation. « Une réponse judiciaire à la hauteur de la gravité des menaces de mort, y compris antisémites », soulignent les avocats dans une note publiée par l’influenceur sur son profil Instagram.

Comment tout a commencé ?

Selon les juges, c’est le rappeur Booba, de son vrai nom Élie Yaffa, qui a fomenté la haine à travers ses posts contre les activités présumées illicites des influenceurs. Le tribunal de Paris a toutefois retenu la responsabilité individuelle de chacun des prévenus responsables de la persécution en ligne. Berdah, connue comme « la reine des influenceurs », a qualifié ce jugement de « bonne victoire ». « Ma vie a été détruite pendant deux ans à cause de cela », a-t-elle déclaré. « J’ai finalement été reconnue comme une victime ».

Lire aussi  Les Européens se droguent de plus en plus selon cette étude

Comment la confiance dans les influenceurs a changé après l’affaire Ferragni-Balocco

En plus de la peine de prison, les prévenus ont été condamnés à payer une amende de 700 euros ainsi qu’une indemnité cumulée supplémentaire d’un montant total de 54 000 euros à verser à la victime. Quant à Magali Berdah, une autre accusation de blanchiment d’argent est en cours contre elle et sa société de marketing « Shauna Events » fait l’objet d’une enquête pour fraude dans le cadre d’une enquête déjà ouverte et elle doit comparaître devant le tribunal dans les semaines à venir.

Laisser un commentaire